La confusion du sentiment

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« La confusion du sentiment »

Texte : Jo Kawak
Illustration : 537718

L’amour et l’amitié…

Quels sujets complexes sur e-delire ce mois-ci! Est-ce que, vraiment, lecteur de nos délires, tu as besoin de connaître les aventures bizarres d’un cœur d’artichaut, d’un amoureux transi ou d’un écorché vif?

Je sais pas pourquoi, je ne peux que t’imaginer comme nous: un fin gourmet de l’âme meurtrie, qui a vécu la palpitation et l’ivresse de l’amour, de son apothéose au fin fond du gouffre le plus noir!

En tout cas, mon expérience ressemble à ça. Attention, cher lecteur, Jo Kawak te berce de son histoire d’amour…

Oh! j’ai vécu une belle complicité avec elle… C’était une blonde sulfureuse à qui toute personne normalement constituée ne pouvait que s’attacher. Elle attisait mon désir d’une danse enflammée, dangereuse tentatrice de ces nuits sans fin passées à se bouffer les lèvres …

Mais comme tout, on se lasse, et on se demande si on ne serait pas mieux tout seul.

Un jour, parce que je pensais que l’existence serait plus belle sans elle, j’ai décidé de la jeter. Un couple de dix ans décimé du jour au lendemain, arraché à la routine et balancé sans cœur comme un vieux mégot.

Sur le moment, on pense qu’on va s’en sortir, qu’elle et moi n’étions que de vieux amants sans surprise, que nous nous cramions de nos baisers éternels, qu’ils n’avaient plus la saveur des premiers essais.

Maintenant, ça fait sept mois que je ne la fréquente plus, et j’en souffre terriblement. Je la croise dans la rue, dans les bars le soir, cramponnée aux lèvres d’un autre comme si je n’avais pas existé.

Je lui fais les yeux doux mais rien ne fonctionne. Je tremble de son absence. Je suis tiraillé entre les bonnes raisons de l’avoir quittée et les douloureux instants de manque où la vie me semblait plus douce avec elle.

Voilà lecteur, le putain d’amour de Jo Kawak, abstinent depuis novembre. La cigarette m’a rendu fou, excité par son désir, et chaque soir depuis sept mois, je ne désire qu’une chose: lui dévoiler ma flamme.

Jo Kawak

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